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11 december 2022

Kwetsbaar (Moka) - Tatiana de Rosnay

Pour le français, voir en dessous


Over het schuldgevoel van een moeder


Kwetsbaar - Tatiana de Rosnay cover


Tatiana de Rosnay is een Frans – Engelse schrijfster en schrijft haar werk beurtelings in het Engels en het Frans. Voor de vertalingen tussen beide talen doet ze beroep op vertalers van buitenaf. Ze is ondertussen al aan haar twaalfde boek toe, maar ik las onlangs haar roman Kwetsbaar of de in het Frans geschreven titel Moka uit 2007. In 2016 werd dit boek verfilmd door Frédéric Mermoud.

In Kwetsbaar maken we kennis met Justine, een Franse freelance vertaalster die getrouwd is met de Engelse architect Andrew. Ze krijgen het slechte nieuws dat hun 13-jarige zoon Malcolm geschept werd met een auto en in coma is beland. Hun leven is van het ene op het andere moment ingestort. In het boek is het enkel het perspectief van de ik-persoon, Justine, die aan bod komt. Hoe de andere personages zich gedragen en reageren, lees je enkel door haar ogen, wat dus een onvolledig verhaal is. Er blijven zo ook dingen in het ongewisse. Justine draagt als moeder een groot schuldgevoel met zich mee en laat zich daardoor leiden. 

Terwijl Andrew lijkt te berusten bij het politieonderzoek dat is van start gegaan, start Justine haar eigen zoektocht naar de dader en naar hoe en waarom het ongeval is kunnen gebeuren. Beide partners groeien uit elkaar en kunnen nog maar moeilijk met elkaar communiceren. Verdriet, onbegrip, frustratie en wrok zijn door het boek heen geweven. Daarnaast worden de Franse en de Engelse cultuur tegenover elkaar gezet, de Franse heftigheid tegenover de Britse gereserveerdheid. Ook de families van beide partners worden beschreven. 

Justine is nogal een eigenwijs karakter en heeft snel haar (voor)oordelen klaar over de personen die ze tegenkomt en die ze maar moeilijk kan veranderen. Als ze mensen leert kennen, heeft ze daar snel een negatief gevoel bij dat ze later dan soms moet bijstellen. De Justine die je als lezer leert kennen, komt eigenlijk niet zo sympathiek over in haar verdriet over haar zoon. Maar welke ouder zou daarom malen natuurlijk?  Ze kan in deze periode moeilijk over zichzelf reflecteren, maar wel over de anderen om haar heen. Justine heeft soms behoefte aan routine door haar werk terug aan te vatten enerzijds en actie door te gaan zoeken naar de daders anderzijds. Er zit een literaire spanning in deze zoektocht, maar deze slaat niet om naar een op hol geslagen misdaadverhaal.   

De ontreddering waarin het gezin zich bevindt, is enorm goed neergezet en lijdt tot verdriet en moeilijk verteerbare scènes. Nergens schuilt er meligheid doorheen die droefenis. Misschien is het einde van het boek enigszins nogal toevallig bijeengezocht, toch blijft dat ook open en biedt dit geen volledige oplossing voor de personages, ook al biedt het een einde aan de zoektocht van Justine, dat dan weer wel. De frustratie van het langdurige proces komt naar voor in het traag op gang komen van de verhaallijn. Ook zou je er zwaarmoedig van kunnen worden, maar is dat toch niet helemaal het geval. Of wat er allemaal kan gebeuren in het rouwproces na een verkeersongeval. 

Tatiana de Rosnay heeft met Moka een sterk boek geschreven dat naar het schijnt in het Frans nog beter is omdat daarin de culturele verschillen en de verschillende associaties nog beter uit de verf zouden komen. Haar bestseller Sarah’s Key (Haar naam was Sarah) schreef ze oorspronkelijk in het Engels, dat zich nochtans in Parijs afspeelt. Goed om weten als ik dit boek ook ooit ter hand wil nemen. 

***

Le sentiment d’être coupable d’une mère


Moka - Tatiana de Rosnay cover


Tatiana de Rosnay est une écrivaine franco-anglaise et rédige ses ouvrages alternativement en anglais et en français. Pour les traductions entre les deux langues, elle fait appel à des traducteurs extérieurs. Elle en est à son douzième livre, mais j'ai récemment lu son roman de 2007, Moka, en néerlandais, « Kwetsbaar ». En 2016, ce livre a été filmé par Frédéric Mermoud. 

Dans ce livre, nous faisons la connaissance de Justine, une traductrice indépendante française mariée à Andrew, un architecte anglais. Ils apprennent la mauvaise nouvelle que Malcolm, leur fils de 13 ans, a été renversé par une voiture et est tombé dans le coma. Leur vie s'est bouleversée du jour au lendemain. Dans le livre, c'est uniquement le point de vue de la première personne, Justine, qui est abordé. La façon dont les autres personnages se comportent et réagissent, est seulement décrite à travers les yeux de Justine, ce qui rend l'histoire incomplète. Cela laisse également des choses en suspens. Justine, en tant que mère, porte beaucoup de culpabilité et se laisse guider par ce sentiment là. 

Alors qu'Andrew se semble résigner à l'enquête de police qui a commencée, Justine commence sa propre recherche du coupable et de comment et pourquoi l'accident a pu se produire. Les deux partenaires s'éloignent et ont du mal à communiquer entre eux. La tristesse, l'incompréhension, la frustration et le ressentiment sont tissés tout au long du livre. En outre, les cultures française et anglaise sont contrastées, la férocité française contre la réserve britannique. Les familles des deux partenaires sont également décrites. 

Justine est un personnage assez têtu et a rapidement des (pré)jugements sur les personnes qu'elle rencontre, qu'elle a du mal à changer. Lorsqu'elle apprend à connaître les gens, elle a rapidement des sentiments négatifs à leur égard qu'elle doit parfois corriger par la suite. Justine n’a pas l’air vraiment sympathique lorsqu’elle a du chagrin pour son fils. Mais bien sûr, quel parent se foutrait de cela ?  Elle a du mal à réfléchir sur elle-même pendant cette période, mais elle peut réfléchir sur les personnes qui l'entourent. Justine ressent parfois le besoin de routine en reprenant son travail d'une part et d'action en partant à la recherche des coupables d'autre part. Il y a une tension littéraire dans cette recherche, mais cette tension ne se transforme pas en une histoire de crime fulgurante.  

Le bouleversement dans lequel se trouve la famille est très bien décrit et mène à des chagrins et des scènes difficiles à digérer. Nulle part ne se cache de fausses émotions derrière cette tristesse. La fin du livre est peut-être un peu plus fortuite, mais ça aussi reste ouverte et n'offre pas une résolution complète pour les personnages, même si elle offre une fin à la quête de Justine. La frustration liée à la longueur du processus apparaît dans le lent démarrage de l'intrigue. L’histoire pourrait également causer la morosité, mais ce n'est pas tout à fait le cas. Il s’agit de tout ce qui peut se passer dans le processus de deuil après un accident de la route. 

Tatiana de Rosnay a écrit un très beau livre avec Moka, que je viens de lire en néerlandais. Elle a initialement écrit son best-seller Sarah's Key (Elle s'appelait Sarah) en anglais, qui se déroule néanmoins à Paris. A mémoriser si je veux un jour lire ce livre dans sa langue originale. 

Titel: Kwetsbaar/Moka
Auteur: Tatiana de Rosnay
Vertaler: Nini Wielink
Uitgevers: Editions Libra Diffusio (2007), Artemis (2010)

--- Je reactie wordt pas zichtbaar nadat ik ze heb goedgekeurd. Your reaction will become visible after I will have approved it. Votre réaction devient visible après que je l'aurai approuvée.

20 mei 2022

Je vais mieux - David Foenkinos

Nederlands onderaan


Je vais mieux - Foenkinos cover



Une quête pour une nouvelle vie

Ayant déjà lu plusieurs romans de David Foenkinos avec assez de satisfaction, le roman « Je vais mieux », avait tiré mon attention dans la bibliothèque locale.

Bien que cela m’a pris pas mal de temps de m’y finalement mettre et de finir ce livre, ce roman traite des thèmes sérieux de la vie. Le personnage principal, un architecte, qui est en même temps le narrateur commence son histoire s’il est tout à coup rattrapé par un mal au dos. Etant assez hypocondriaque, il ne sait pas comment faire face à cette situation. Car tous les examens nécessaires dans ce genre de situations (radios et IRM) s'avèrent normaux et ne peuvent pas indiquer la cause, il se tourne vers la possibilité que cette douleur qui persiste et continue à le faire horriblement souffrir, puisse se révéler du psychologique et il essaye même de trouver des solutions dans l’ésotérique.

Du coup, sa vie commence à partir dans tous les sens : il perd son travail à cause d’un collègue qui s’avère être plutôt un ennemi ; sa femme lui quitte après des années de mariage et avoir grandi deux enfants ensemble, et avec ses derniers bien qu’avec ses parents, les relations n’ont pas toujours été réellement satisfaisants non plus. Pour mettre fin à cette douleur continuelle, dont nous savons les étapes de souffrance à chaque chapitre, il part pour un voyage afin de pouvoir mettre sa vie en ordre.

Le lecteur est pris dans une histoire complète d’interrogations, de doutes, d’inquiétudes, de mésaventures mais aussi des moments de bonheur d’un homme qui cherche ce que sa vie a toujours manqué, et qui heureusement finit de s’établir une vie totalement différente. Il faut avouer que malgré les thèmes lourdes et les décisions à prendre, le style de Foenkinos a resté léger et j’y ai retrouvé l’humour qui m’a frappé dans « Le mystère Henri Pick ». Certaines situations médicales et familiales sont très reconnaissables et en même temps, quelques situations et conversations plutôt tirées par les cheveux ont lieu aussi. Le roman témoigne d’un sens aigu de l’observation de la vie contemporaine qui nous entoure.  


Een zoektocht naar een nieuw leven


Na al meerdere boeken met veel plezier te hebben gelezen van de Franse auteur David Foenkinos, trok zijn roman “Je vais mieux” mijn aandacht in de lokale bibliotheek.

Hoewel het me heel wat tijd kostte om eindelijk aan het boek te beginnen en dit boek te beëindigen, handelt de roman zeker over de serieuze dingen des levens. Het hoofdpersonage, een architect, en terzelfdertijd de verteller in dit geval, begint zijn verhaal op het moment dat hij plots geconfronteerd wordt met rugpijn. Als iet of wat hypochonder weet hij niet goed hoe deze situatie aan te pakken. Alle testen die in dit soort situaties gedaan worden (radiografieën en MRI’s), zien er normaal uit en tonen geen enkele oorzaak. Daarom denkt hij dat deze pijn die maar voortduurt en waar hij vreselijk onder lijdt, weleens psychologisch zou kunnen zijn en hij gaat zover om oplossingen te zoeken in het esoterische.

Hierdoor wordt zijn leven op z’n kop gezet: hij verliest zijn werk vanwege een collega die eerder een vijand blijkt te zijn; zijn vrouw verlaat hem na vele jaren huwelijk en samen twee kinderen te hebben grootgebracht, en met die laatsten evenals met zijn ouders zijn de relaties ook niet alles. Om te proberen zijn pijn te doen stoppen, waarvan we telkens de punten krijgen met elk hoofdstuk mbt de schaal van zijn lijden, vertrekt hij op een reis om zijn leven eindelijk op orde te krijgen.

De lezer wordt meegenomen in een verhaal van opzoekingen, twijfels, onrust, tegenslagen maar ook momenten van geluk van een man die op zoek is naar wat zijn leven altijd ontbroken heeft, en die er dan ook gelukkig in slaagt een totaal ander leven op te bouwen. Ondanks de zware thema’s en de te nemen beslissingen, blijft de schrijfstijl van Foenkinos licht en vond ik de humor terug die ik herkende van zijn boek “Het geheime leven van Henri Pick”. Sommige medische en familiale situaties zijn herkenbaar terwijl andere situaties en conversaties soms erg ver gezocht zijn. De auteur heeft een scherp observatievermogen voor het moderne leven dat ons omringt.

“Je vais mieux” werd (naar mijn weten) niet vertaald naar het Nederlands. 

Titel: Je vais mieux
Auteur: David Foenkinos
Uitgever: Gallimard
Jaar uitgave: 2013

--- Je reactie wordt pas zichtbaar nadat ik ze heb goedgekeurd.

14 november 2021

Le mystère Henri Pick (Het geheime leven van Henri Pick) - David Foenkinos

Een geestig en gevat boek met vaart en verrassende plotwendingen

Meerdere boeken van een zelfde auteur niet lang van elkaar lezen geeft je de gelegenheid om je een breder beeld te vormen van zijn of haar werk. Echt aan te raden! ‘Henri Pick’ is het vijfde boek van David Foenkinos dat ik nu gelezen heb. 

Lire plusieurs livres d’un.e même écrivain.e l’un après l’autre te donne l’opportunité de se créer un image plus profond de son travail. C’est vraiment un bon avis ! Le mystère Henri Pick est le cinquième et jusqu’à maintenant le dernier roman dans cette série lue de Foenkinos.

Le mystère Henri Pick cover

Het dorpje Crozon in de Finistère-streek in Bretagne, is ook wel gekend als ‘le bout du monde’, het einde van de wereld. Daar is de oude bibliothecaris, Jean-Pierre Gourvec, begonnen met een kleine bibliotheek ín de plaatselijke bibliotheek voor manuscripten die - en liefst veelvuldig - werden afgewezen door uitgevers. Zijn door hemzelf aangenomen assistente zet de bibliotheek verder na zijn dood. Een redactrice van uitgeverij Grosset gaat na er over te hebben gehoord,samen met haar schrijvende vriend langs als ze dit dorp waar ze is opgegroeid en haar ouders bezoekt. Samen vinden ze er tussen de vele afgewezen exemplaren één dat volgens hen een meesterwerk is. De naam die op de eerste pagina is gekrabbeld, is die van Henri Pick, een overleden dorpsgenoot. Zijn vrouw Madeleine blijkt nog te leven. De redactrice ziet het potentieel, promoot het bij haar collega’s en mag het na een contract met de weduwe uitgeven. Het boek groeit onverwacht uit tot een bestseller in Frankrijk en wordt zelfs tot in het buitenland toe vertaald.

Door de status van het boek komen levens en relaties van de Pick-nabestaanden onder druk te staan, krijgen deze personages nieuwe inzichten of nemen hun levens een andere wending.

A cause du statut du livre, les vies et les relations des descendants de Henri Pick sont mises sous pression, certains personnages se font des nouvelles réflexions ou leurs vies prennent une autre tournure. 

Weduwe Madeleine blijft nog het meest zichzelf. Ze is blij dat er een stukje verder leeft van haar man en zijn boek vele anderen plezier brengt. Met het geld dat dit succes oplevert, is ze veel minder bezig.

Dan is er de inkijk in de Franse boekenwereld en hoe het er aan toe gaat in de schrijvers- en uitgeverswereld als er zo’n succesboek met bijhorende hype verschijnt. De aanloop naar, de hype zelf, de verspreiding en de verkoop van het boek en de effecten lange tijd erna nog leveren heel wat leuke en boeiende beschrijvingen op. 

De reacties in de pers, en het uitspitten van de achtergrond van de onbekende en overleden schrijver Henri Pick nemen ook heel wat bladzijden in. Zo gaat er een kritische ex-journalist die zijn beste tijd gehad heeft, op zoek om te zien of er niets anders aan de hand is, want hij gelooft het verhaal dat de uitgeverij bij het boek heeft gegeven, niet al te erg. Hij gaat zich mengen in het dorpsleven van Crozon met alle gevolgen van dien. Dit personage heeft wel wat spektakelwaarde, toch wordt hij niet helemaal afgeschilderd als schandaaljournalist maar eerder als een gewone mens die door zijn vroegere ontslag weliswaar enkele onhebbelijkheden, zoals wat na-ijver en jaloezie heeft gekweekt, en niet zo’n vriendelijke mens meer is, omdat hij zijn leuke wereldje vroeger dan voorzien gedag heeft moeten zeggen.

Het boek is erg geestig, weliswaar minder gevoelig dan andere boeken van Foenkinos. Er zijn gevatte dialogen, en verrassende plotwendingen. Het grote geheim van Henri Pick wordt ontsluierd in de epiloog. De vele literaire referenties kunnen hopelijk veel lezers doen genieten. De vaart zit er zeker in!

Leestip: Feel good van Thomas Gunzig, een satire op de literaire (Franstalige) wereld, is wat gelijkaardig, echter niet vertaald naar het Nederlands.

Ce livre est très rigolo, certes moins sensible que des autres titres de Foenkinos (p.ex. Souvenirs, Charlotte). Les dialogues sont plein d’esprit, et il y a des rebondissements surprenants. Le grand secret d’Henri Pick est révélé dans l’épilogue. Tant de références littéraires peuvent aussi êtres admirées par les lecteurs. Le mystère Henri Pick offre une très bonne dynamique à savourer !

Suggestion à lire : Le livre Feel good de Thomas Gunzig est semblable à ce livre et aussi une satire pointue sur le monde littéraire (francophone).

Boek gelezen in het Frans. 

Het gezamenlijke artikel over onze ervaringen met het werk van David Foenkinos van Wil, Ine, Tea en mezelf is hier te lezen.  

Titel: Le mystère Henri Pick
Auteur: David Foenkinos
Uitgever: Gallimard
Jaar uitgave: 2016

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27 juni 2021

Feel good - Thomas Gunzig

français ci-dessous

Thomas Gunzig is een Franstalig Belgisch schrijver die net als zijn soortgenoten maar weinig bekend is in het Nederlandstalig gedeelte van België. Boeken van hem werden al vertaald naar verschillende talen maar nog niet naar het Nederlands. Wat is dat toch met ons landje?

Gunzig werd in mei 2021 bekend bij de gelukkige volgers van Thomize, één onderdeel van het Flirt flamand-programma, een samenwerking tussen Literatuur Vlaanderen en de Foire du Livre de Bruxelles, en was ook te gast in een van de 11 geprogrammeerde Flirt flamand-gesprekken tussen Vlaamse en Franstalige Belgische auteurs en die nog steeds digitaal te bekijken zijn op de gelijknamige website. Dankzij Thomize is ook deze lezeres overstag gegaan om het laatste boek, Feel good, van Gunzig te lezen. 

Feel Good - Thomas Gunzig

Het boek is een satire op het genre waarnaar het vernoemd is, maar nog meer dan dat een grimmige sociale satire waarin de wanhoop en de miserie regelmatig van de bladzijden spat. In het eerste deel worden we meegenomen in het armoedige leven van de veertiger Alice, die altijd wel heel nipt - “tout juste” - de eindjes aan mekaar moet knopen en samen met haar zoontje Achille een precair leven lijdt dat met het minste zuchtje totaal verkeerd kan aflopen. Al in de eerste zin waarmee haar verhaal begint, wordt haar leven samengevat; Alice mist iets essentieels: 

« Les humains sont faits de trois choses : les os, les muscles et les souvenirs. Enlevez une de ces choses et c’est terminé. Enlevez une de ces choses et il ne reste rien. Celle dont il sera question ici s’appelle Alice. » 

Haar armoede is overgeërfd, dankzij enkele flashbacks lees je in welke omstandigheden ze is opgegroeid, hoe haar vader groot en sterk was als een paard en die haar rots in de branding was, en wiens dood door kanker zijn gezin in de echte armoede stortte. Ondanks haar gebrek aan middelen en steun vecht ze als een heldin elke dag met veel kracht om te overleven met en voor haar zoontje. 

In het tweede deel van het boek lees je het verhaal van de middelmatige schrijver Tom Petermans, wiens verhaal eveneens vanuit zijn perspectief wordt verteld. Nadat zijn vriendin een al met al liefdeloze relatie met hem uitmaakt, heeft ook hij – ondanks enkele redelijk goed ontvangen boeken, vele lezingen in het hele land en enkele schrijverscursussen op zijn palmares – nog maar weinig reserve om zijn leven op het goede spoor te krijgen. Door een op ongelooflijke wijze verkeerd gelopen actie van Alice die verschillende risico’s neemt om geld bijeen te krijgen om te overleven, leren zij en Tom elkaar kennen. 

Deze twee op het randje levende mensen komen samen en ontroeren, doen lachen en vechten om te overleven. Hoe kan een boek feel good zijn die zich in dergelijk armoedig milieu afspeelt? Gunzig slaagt er met brille in de levens van de hoofdpersonages in een donkere humoristische stijl weer te geven. De cadans die in het boek ligt door de vele herhalingen en opsommingen geven het boek tegelijkertijd een scherpte die je bij het nekvel grijpt. Het is een verhaal over zowel mensen aan de rand van de maatschappij als hoe het er in het bij wijlen elitaire en snobistische literaire wereldje aan toe gaat. 

Net als het verhaal dat binnen het verhaal wordt geschreven, voldoet het boek op zich aan de titel maar met venijnige randjes en stekels. Er zijn enkele mooie stukken waarin emoties, humor en kritiek op onze huidige maatschappij gericht op economische winst en die de zwaksten buitensluit, elkaar ontmoeten. Erg goed gedaan! Laat die Nederlandse vertaling maar komen. 

+++

Thomas Gunzig est un écrivain belge francophone qui, comme ses pairs, est peu connu dans la partie néerlandophone de la Belgique. Ses livres ont déjà été traduits en plusieurs langues, mais pas encore en néerlandais. Qu'est-ce qui se passe dans notre petit pays ?

Gunzig s'est fait connaître aux heureux adeptes de « Thomize », un théâtre via Whatsapp, en mai 2021, dans le cadre du programme Flirt flamand, une collaboration entre Literatuur Vlaanderen et la Foire du Livre de Bruxelles. Il était également l'invité d'une des 11 causeries Flirt flamand programmées entre des auteurs belges flamands et francophones, encore accessible en ligne sur le site web de Flirt flamand. Grâce à Thomize, cette lectrice a également décidé de lire le dernier livre de Gunzig, son roman Feel good de 2019. 

Le livre est une satire du genre auquel le titre réfère, mais plus encore, une satire sociale sinistre dans laquelle le désespoir et la misère tombent régulièrement des pages. La première partie s’agit de la vie précarisée d'Alice, une quarantaine qui doit toujours joindre les deux bouts de façon "tout juste" - et qui, avec son fils Achille, mène une vie misérable en pauvreté qui peut se terminer de façon totalement erronée au moindre soupçon. Dès la première phrase par laquelle commence son histoire; on voit qu’Alice manque quelque chose d’essentiel : 

« Les humains sont faits de trois choses : les os, les muscles et les souvenirs. Enlevez une de ces choses et c’est terminé. Enlevez une de ces choses et il ne reste rien. Celle dont il sera question ici s’appelle Alice. »

Sa pauvreté est héritée, grâce à quelques flashbacks on lit dans quelles conditions elle a grandi, comment son père était grand et fort comme un cheval, et comment la mort de son père entrainée par le cancer a plongé sa famille dans une véritable pauvreté. Malgré son manque de ressources et de soutien, Alice se bat chaque jour comme une héroïne pour la survie d’elle-même et de son petit garçon.

Dans la deuxième partie du livre, il s’agit de l'écrivain Tom Petermans. Lorsque sa relation avec Pauline prend fin après une vingtaine d’années, malgré quelques livres assez bien accueillis, de nombreuses discours dans tout le pays et quelques cours d'écriture à son palmarès - il n'a guère de réserve pour remettre sa vie sur le bon chemin. Par une action malencontreuse de la part d'Alice qui prend des différentes risques pour gagner de l'argent afin de survivre, elle et Tom parviennent à se rencontrer.

Ces deux humains vivant en marge de la société nous émeuvent, nous font rire et se battent pour survivre. Comment un livre peut être « feel good » dans un environnement aussi misérable ? Gunzig parvient à décrire génialement et en utilisant l’humour noir la vie de ses personnages principaux. A travers les nombreuses répétitions et énumérations, le livre a reçu un certain rythme, tant pointu que celui peut serrer la gorge de quelqu’un. C'est une histoire sur les personnes en marge de la société ainsi que sur le monde littéraire parfois élitiste et snob.

Le livre finit comme le titre le prévoit, bien vicieusement. Gunzig a écrit un roman dans lequel se confondent tant d’émotions, l’humour et la critique sur notre société visée sur la productivité et excluant les faibles. Très bien fait ! Ce livre mérite d’être traduit en néerlandais. 

Titel: Feel good
Auteur: Thomas Gunzig
Uitgever: Au Diable Vauvert
Jaar uitgave: 2019

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27 maart 2021

Issouf: Un aller simple pour la France - Issouf Ag Aguidid en Estelle Lenartowicz

Onlangs kreeg ik een nieuw Franstalig boek toegestuurd dat ik mocht recenseren. Voor diegenen die graag Franse literatuur lezen, volgt hier een bespreking. (Er is geen Nederlandse vertaling.)

Voir en-dessous pour ma critique en français

Cover Issouf


Een ontroerend en interessant verhaal vanuit het perspectief van een vluchteling met een enkel biljet Frankrijk


Issouf Ag Aguidid is een jonge Malinese Toeareg die in 2015 naar Frankrijk vlucht. Door zijn politiek engagement voor onafhankelijkheid moet hij de oorlog in Mali ontvluchten naar Parijs waar familie die daar al woont hem opvangt. In 2017 ontmoet hij journaliste Estelle Lenartowicz, zelf dochter van immigranten, tijdens een schrijfworkshop in de kantoren van Éditions Iconoclaste en georganiseerd door de THOT-school (zie hieronder voor meer info). In Lenartowicz' eigen woorden, verwisselen ze hun pennen zodat Issouf zijn verhaal kan vertellen.

Zijn verhaal gaat over zijn jeugd in de stad Ménaka in het noorden van Mali, het Sahelgebied van de trotse Toeareg gemeenschap (de in blauw gedrapeerde mannen), wat zijn hart verwarmt, zijn verhuis naar de hoofdstad Bamako om te studeren en bij een van zijn ooms te wonen, en later nog zijn vlucht naar Parijs, omdat hij de ellende en bedreigingen ziet die zijn vrienden en uitgebreide familie het hoofd moeten bieden en zelf niet meer veilig is. Hij legt uit onder welke levensomstandigheden hij de verschillende fasen van zijn jonge leven heeft meegemaakt.

Issouf vertelt in dit boek over zijn eigen cultuur en tradities, maar ook over de chaos, de oorlog en de aanslagen die zijn land hebben geteisterd - en waarover hier in Vlaanderen eigenlijk zo weinig bekend is – en over zijn strijd om asiel te krijgen in Frankrijk, alle bureaucratie die dat met zich meebrengt en hoe 'fort Europa' wordt gezien door de ogen van nieuwe vluchtelingen na een weg te hebben afgelegd die zo lang en zwaar is dat we ons er nauwelijks een voorstelling van kunnen maken.

"Le turban doit recouvrir tout le visage, comme le veut la tradition. Il sert de protection contre le soleil mais incarne aussi notre philosophie de vie. Pour rester centré sur soi-même sans se laisser distraire par les bruits alentour, il faut recouvrir les oreilles. Pour ne parler que lorsque c'est nécessaire, se recouvrir la bouche. Et pour preserver l'humilité et sens du devoir, masquer son front."

"Ils me font aussi visiter la grotte de Saint-Michel. Et surtout la grotte Chauvet, dont les peintures rupestres sont vieilles de plus de quinze mille ans. En les voyant, je pense tout de suite aux peintures que l'on trouve un peu partout dans le Sahara. Leur existence prouve que l'homme touareg a lui aussi des racines très anciennes. Lui aussi a peint pour raconter son histoire. Lui aussi a dessiné pour dire : 'Nous sommes passés par là.' "


Gelukkig heeft hij ook familie in Parijs die hem onderdak biedt en leert hij verschillende Fransen kennen die hem zonder enige twijfel steunen. Hij maakt ook kennis met de THOT-school, die sinds 2016 cursussen Frans organiseert voor asielzoekers en vluchtelingen en die een kader biedt voor deze groep mensen, voornamelijk op basis van vrijwilligerswerk. De school en haar leerlingen zijn echt een "adoptiefamilie" voor hem geworden.

De getuigenissen van de vluchtelingen in Europa zijn al talrijk. Waarom het verhaal van Issouf de moeite van het lezen waard is, is dat het niet alleen de obstakels belicht waarmee hij wordt geconfronteerd, maar ook de solidariteit van andere vluchtelingen en gewone Fransen die weten wat hij in zijn jonge leven al heeft moeten doorstaan. Hij is inderdaad een millenial die geen blad voor de mond neemt en tegelijkertijd trots is op zijn afkomst. Hij heeft een sterke politieke overtuiging en een talent voor woorden. Hij getuigt vol weemoed over het land dat hij moest verlaten om zijn leven te redden. Dit korte boek is vlot te lezen, maar is moeilijk te verdragen voor mensen met een humanistisch standpunt en voor wie opkomt voor rechtvaardigheid. Waarom heeft de EU zo'n slecht aangepast beleid om het leven van nieuwkomers te faciliteren? Wat missen onze Europese politieke leiders om een echte eerlijke gemeenschappelijke asielprocedure op te stellen?

"Dès l'instant où nous posons le pied sur le sol français, le combat de la demande d'asile entre en nous, s'accroche fermement et ne nous quitte plus. Pendant des mois, il nous poursuit partout, jusque dans nos rêves. Il est en nous lorsqu'on lit les informations, lorsqu'on se promène dans la rue ou que l'on rit à une bonne blague racontée par un copain. Sa présence est une ombre à laquelle est suspendu notre avenir."

Met dank aan Babelio en Editions Iconoclaste voor de kans om dit boek te lezen dat nog maar net in februari 2021 uitkwam.

+++
 

Une histoire émouvante et intéressante du point de vue d’un réfugié


Issouf Ag Aguidid est un jeune Touareg malien qui arrive en France en 2015. Son engagement politique indépendantiste fait qu’il doit s’enfuir de la guerre malienne vers Paris chez de la famille qui habite déjà là-bas. En 2017, il rencontre la journaliste Estelle Lenartowicz, elle-même fille d’immigrées, dans un atelier d’écriture qui a lieu aux locaux des Éditions Iconoclaste et organisé par l’école THOT (voir en bas pour plus d’infos). Dans les propres mots de Lenartowicz, « ils se sont entremêlés la plume pour qu’Issouf puisse raconter son histoire ».


Son histoire traite de son enfance dans la ville Ménaka dans le nord du Mali, la région du Sahel de la communauté fière des Touaregs (les hommes drapés en bleu), qui lui fait chaud au cœur, son déménagement vers le capital Bamako pour aller étudier et vivre chez un de ses oncles, et encore plus tard sa fuite vers Paris, parce qu’il voit la misère et les menaces auxquelles ses amis et sa famille étendue autour de lui doivent faire face à cause de la guerre, et qu’il n’est plus sûre de sa vie lui-même. Il explique quelles conditions de vie il a dû confronter dans les différentes étapes de sa jeune vie.

Dans ce livre, Issouf ouvre la fenêtre vers sa propre culture et ses traditions, mais aussi vers le chaos, la guerre et les attentats qui ont ravagé son pays – et dont on sait si peu ici en Flandre en fait - et sa lutte pour obtenir l’asile en France, toute la bureaucratie que cela provoque et comment la "forteresse Europe" est vu par les yeux de ceux qui arrivent ici après avoir parcouru un chemin si long et lourd que nous le pouvons à peine nous imaginer.

"Le turban doit recouvrir tout le visage, comme le veut la tradition. Il sert de protection contre le soleil mais incarne aussi notre philosophie de vie. Pour rester centré sur soi-même sans se laisser distraire par les bruits alentour, il faut recouvrir les oreilles. Pour ne parler que lorsque c'est nécessaire, se recouvrir la bouche. Et pour preserver l'humilité et sens du devoir, masquer son front."

"Ils me font aussi visiter la grotte de Saint-Michel. Et surtout la grotte Chauvet, dont les peintures rupestres sont vieilles de plus de quinze mille ans. En les voyant, je pense tout de suite aux peintures que l'on trouve un peu partout dans le Sahara. Leur existence prouve que l'homme touareg a lui aussi des racines très anciennes. Lui aussi a peint pour raconter son histoire. Lui aussi a dessiné pour dire : 'Nous sommes passés par là.' "


À Paris, il a heureusement aussi de la famille qui lui donne un refuge et il fait connaître plusieurs personnes françaises qui lui soutiennent sans aucun doute. Il fait aussi la connaissance avec l’école THOT, qui organise depuis 2016 des cours de français pour des demandeurs d’asile et de réfugiés et qui offre tout un cadre pour ce groupe surtout sur base du volontariat. L’école et ses étudiants forment pour lui vraiment une « famille adoptive ».

Les témoignages des réfugiés en Europe sont déjà beaucoup. Ce qui fait le récit d’Issouf vraiment la peine de lire, c’est qu’il ne met en lumière pas seulement les obstacles qu’il rencontre, mais aussi la solidarité des autres réfugiés et des Français ordinaires qui savent ce qu’il a dû supporter déjà pendant sa jeune vie. En effet, il est un millénial qui ne mâche pas ses mots et est en même temps fière de son origine. Il a une forte conviction politique et un talent pour les mots. Son témoignage est lardé de la mélancolie vers le pays qu’Issouf a dû quitter pour sauver sa vie. Ce court livre peut se lire aisément mais est difficile à tolérer pour des personnes avec un point de vue humaniste et dont le cœur bat pour la justice. Pourquoi est-ce que l’UE a une politique si mal adaptée pour faciliter la vie des nouveaux arrivants ? Que ’est ce que nos leaders politiques européens manquent pour rédiger une vraie et juste procédure d’asile commune ?

"Dès l'instant où nous posons le pied sur le sol français, le combat de la demande d'asile entre en nous, s'accroche fermement et ne nous quitte plus. Pendant des mois, il nous poursuit partout, jusque dans nos rêves. Il est en nous lorsqu'on lit les informations, lorsqu'on se promène dans la rue ou que l'on rit à une bonne blague racontée par un copain. Sa présence est une ombre à laquelle est suspendu notre avenir."

Merci à Babelio et aux Éditions Iconoclaste pour avoir pu lire ce livre.

Titel: Issouf. Un aller simple pour la France
Auteur: Issouf Ag Aguidid eEstelle Lenartowicz 
Uitgever: Iconoclaste
Jaar uitgave: 2021 


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